- Art. 2 — Objet du stage & missions confiées
- Art. 5 — Gratification & avantages
- Art. 8 — Accident du travail (CPAM)
- Art. 11 — Devoir de réserve & confidentialité
Guide employeur : accepter une convention de stage sans école
Un candidat a trouvé votre entreprise mais n'a pas d'école pour signer ? Voici ce que dit la loi, quels documents vérifier et comment lever le blocage juridique en 3 étapes.
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Réponse en une phrase
Oui, un employeur peut légalement accepter une convention de stage signée par un organisme de formation tiers enregistré français ou étranger enregistré : le Code de l'éducation impose seulement trois parties signataires, sans exiger une école française. Le risque juridique majeur est d'accueillir un stagiaire sans convention du tout, ce qui expose à la requalification en contrat de travail et au travail dissimulé.
Les 3 risques juridiques si vous accueillez sans convention
Requalification en contrat de travail
Sans convention tripartite préalable, le Conseil de prud'hommes peut requalifier la mission en CDD ou CDI avec rappel de salaire, congés payés et indemnités de rupture.
Travail dissimulé
Article L8224-1 du Code du travail : jusqu'à 45 000 € d'amende et 3 ans d'emprisonnement. Interdiction de bénéficier d'aides publiques pendant 5 ans.
Absence de couverture accident
Le stagiaire sans convention n'est pas couvert par l'assurance accident du travail de l'entreprise. En cas d'accident, la responsabilité civile de l'employeur peut être engagée personnellement.
Ce que dit précisément la loi pour l'employeur
L'article L124-1 du Code de l'éducation impose une convention de stage tripartite signée par le stagiaire, l'organisme de formation et l'entreprise d'accueil. Il ne précise pas que l'organisme doit être une école française : la notion d'« établissement d'enseignement » ou d'« organisme de formation » suffit. Un organisme enregistré enregistré (par exemple avec un UKPRN au Royaume-Uni) remplit cette condition.
Pour l'employeur, l'obligation est double : vérifier que la convention contient les 11 mentions obligatoires de l'article D124-4 (identités, programme, dates, gratification, etc.) et s'assurer que la signature est antérieure au démarrage. Le décret n° 2014-1420 du 27 novembre 2014 et l'arrêté du 29 décembre 2014 précisent le montant minimal de la gratification (4,50 €/h au-delà de 308 heures) et les plafonds de durée (924 h / 6 mois par entreprise et par an).
Le candidat sans école n'est pas un cas désespéré : c'est un profil croissant (césure, reconversion, formation à distance, diplômé récent). Refuser systématiquement ces candidats limite le vivier de recrutement. Accepter une convention via organisme tiers enregistré est juridiquement sûr, à condition de vérifier les documents.
3 étapes pour valider le dossier d'un candidat sans école
- 01
Vérifier l'organisme signataire
Demander la preuve d'enregistrement (UKPRN, numéro de déclaration d'activité, certificat qualité ou extrait d'immatriculation, ou document d'immatriculation). Vérifier que l'organisme propose un programme pédagogique structuré (objectifs, modules, durée, évaluation).
- 02
Analyser la convention
Vérifier les 11 mentions obligatoires de l'article D124-4. Confirmer que la mission est formatrice et ne remplace pas un poste salarié. S'assurer que les dates sont postérieures à la signature prévue.
- 03
Signer et archiver
Signer électroniquement (eIDAS) ou manuellement avant la première présence du stagiaire. Conserver la convention et le programme pédagogique pendant 5 ans. Déclarer le stagiaire à l'assurance accident du travail.
Des situations que rencontrent les RH chaque semaine
Start-up tech, 15 salariés
Situation : Un candidat de 27 ans en reconversion UX propose un stage de 4 mois. Son école de formation en ligne n'assure pas les conventions.
Issue : Vérification du programme pédagogique 200 h, convention tripartite signée avec Saint Catherine Academy Ltd (UKPRN 10101373), déclaration à l'assurance. Le stagiaire a été embauché en CDI à l'issue.
Agence de communication, 45 salariés
Situation : La DRH refuse par principe toute convention non émise par une école française. Le candidat, diplômé récent, n'a plus d'établissement.
Issue : Mise à jour de la politique RH interne après consultation juridique : acceptation des organismes de formation enregistrés avec preuve vérifiable (UKPRN ou équivalent). Le candidat a été intégré 3 mois plus tard.
PME industrielle, 80 salariés
Situation : Un candidat de 42 ans en reconversion maintenance veut faire un stage de 3 mois via France Travail, mais n'est pas inscrit comme demandeur d'emploi.
Issue : La PMSMP n'est pas possible (non inscrit). Convention via organisme tiers enregistré, programme 200 h aligné sur les compétences maintenance. L'entreprise a bénéficié d'une période d'évaluation à coût maîtrisé.
Comment vérifier un organisme de formation tiers
- Demander le numéro d'enregistrement (UKPRN, extrait d'immatriculation, numéro de déclaration d'activité ou certification qualité selon le cas) et le vérifier en ligne
- Exiger le programme pédagogique complet avant signature (modules, objectifs, durée, évaluation)
- Vérifier que la convention contient les 11 mentions de l'article D124-4
- Confirmer l'assurance responsabilité civile de l'organisme
- S'assurer que le stage est formatrice et ne remplace pas un emploi
- Vérifier que les dates de stage sont postérieures à la signature
Questions fréquentes employeur
- Un employeur peut-il accepter une convention de stage signée par un organisme tiers ?
- Oui. Le Code de l'éducation (art. L124-1) impose seulement trois signataires : le stagiaire, l'entreprise et un organisme de formation. L'organisme n'a pas besoin d'être français : un organisme enregistré enregistré (UKPRN, extrait d'immatriculation, numéro de déclaration d'activité ou certification qualité selon le cas) remplit la condition.
- Quels documents doit demander l'employeur pour vérifier la légitimité ?
- La convention tripartite complète avec les 11 mentions obligatoires (art. D124-4), le programme pédagogique détaillé (objectifs, modules, durée, évaluation), la preuve d'enregistrement de l'organisme (UKPRN, numéro de déclaration d'activité, certificat qualité ou extrait d'immatriculation), et l'attestation d'assurance responsabilité civile de l'organisme.
- Quel est le risque de refuser un candidat uniquement parce qu'il n'a pas d'école ?
- Aucun risque juridique direct pour le refus seul. Mais l'entreprise perd un candidat qualifié et potentiellement à coût réduit. Le vrai risque juridique est d'accepter un stagiaire sans aucune convention : requalification en contrat de travail, travail dissimulé (art. L8224-1 du Code du travail), jusqu'à 45 000 € d'amende et 3 ans d'emprisonnement.
- La gratification minimale s'applique-t-elle à un stage via organisme tiers ?
- Oui, identique à tout stage : 4,50 €/h de présence effective au-delà de 308 heures cumulées dans la même entreprise sur l'année (art. L124-6). En deçà, aucune gratification obligatoire. La convention collective ou la politique RH de l'entreprise peut imposer un montant supérieur.
- Un stage via organisme tiers ouvre-t-il droit aux aides (agep, OPCO) ?
- Non. Les aides à l'embauche de stagiaires (Agep, OPCO) sont généralement réservées aux conventions émises par des établissements scolaires français spécifiques. Un stage via organisme tiers est un stage classique sans aide publique associée, mais il reste juridiquement encadré.
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Nous pouvons transmettre à votre service RH une fiche récapitulative des vérifications à effectuer, avec la liste des 11 mentions obligatoires et un modèle de checklist interne.