- Art. 2 — Objet du stage & missions confiées
- Art. 5 — Gratification & avantages
- Art. 8 — Accident du travail (CPAM)
- Art. 11 — Devoir de réserve & confidentialité
Stage après diplôme
Faire un stage quand on n'est plus étudiant est légal et fréquent — particulièrement en reconversion. Le seul point d'attention : trouver un organisme signataire qui remplace l'ancienne école. Trois voies existent.
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Réponse canonique
Un stage après le diplôme est légal en France. Aucune disposition ne l'interdit. L'article L124-1 du Code de l'éducation exige simplement un établissement signataire, et votre ancienne école n'a plus de légitimité à signer une fois votre cursus terminé.
Trois voies légales : (1) PMSMP via France Travail si vous êtes demandeur d'emploi inscrit (gratuit, 1 mois, 2 sur dérogation), (2) Mission Locale si vous avez 16-25 ans non inscrit France Travail (gratuit), (3) organisme de formation tiers enregistré pour les autres profils (payant, 250-500 €, programme pédagogique structuré).
La durée maximale reste de 6 mois dans la même entreprise sur une même année (article L124-5). La gratification minimale 2026 (4,50 €/h au-delà de 308 h) s'applique comme pour tout stage. Mise à jour 13 juin 2026.
À retenir
- Stage post-diplôme : 100 % légal
- Ancienne école ne peut plus signer (parcours terminé)
- 3 voies : PMSMP, Mission Locale, organisme tiers
- Durée max 6 mois (article L124-5)
- Gratification 4,50 €/h dès la 309e heure
- Particulièrement utile en reconversion
Pourquoi un stage post-diplôme fonctionne en reconversion
Le stage post-diplôme est devenu un outil central des reconversions professionnelles. Un cadre commercial qui veut passer à un métier tech, un ingénieur qui veut basculer dans le secteur associatif, un infirmier qui veut tester un poste à l'étranger : tous bénéficient d'une immersion encadrée pour vérifier le projet avant de s'engager dans un emploi salarié.
Côté entreprise, le stage offre un cadre plus souple qu'un CDD : pas de cotisations sociales sous le seuil de gratification, pas d'engagement long, et la possibilité de tester un candidat sur 3 à 6 mois avant un éventuel recrutement. C'est pour cette raison que de nombreuses startups, ETI et associations acceptent volontiers des stagiaires post-diplôme.
Côté stagiaire, le stage donne accès à une mission réelle dans un cadre protégé : un programme pédagogique, un tuteur identifié, une couverture accident du travail, une gratification minimale au-delà de 2 mois. C'est précisément ce que ne peut pas offrir un emploi salarié court ou un essai informel.
La condition clé : la mission doit être réellement formatrice et ne pas remplacer un poste salarié existant. Sinon, l'inspection du travail peut requalifier le stage en travail dissimulé (article L8224-1 du Code du travail), avec des sanctions lourdes pour l'entreprise.
Le stage post-diplôme est adapté quand…
Cas où c'est adapté
- Vous êtes en reconversion et voulez tester un nouveau métier
- Vous avez trouvé une entreprise prête à vous accueillir
- La mission est formatrice et différente d'un poste salarié
- Vous êtes demandeur d'emploi (PMSMP gratuite possible)
- Vous voulez prouver une compétence opérationnelle pour un futur emploi
Cas où ce n'est pas adapté
- L'entreprise vous propose un stage à la place d'un CDD/CDI
- Vous avez déjà fait 6 mois de stage chez cet employeur
- Le poste correspond exactement à un emploi salarié vacant
- Vous voulez simplement « avoir une convention » sans formation réelle
Questions fréquentes
- Peut-on faire un stage après le diplôme ?
- Oui, c'est légal et fréquent. La loi n'interdit pas le stage post-diplôme. Mais l'article L124-1 du Code de l'éducation exige un établissement signataire : votre ancienne école n'a plus de raison de signer, et aucun établissement n'acceptera de signer un stage sans cadre pédagogique. La solution : passer par un organisme habilité différent.
- Pourquoi mon ancienne école refuse-t-elle de me conventionner ?
- Parce qu'elle n'est plus juridiquement responsable de votre parcours pédagogique : vous n'êtes plus inscrit, vous n'avez plus d'évaluation, plus de référent enseignant. Une école qui signerait sans formation derrière s'exposerait à la même sanction qu'un vendeur de PDF : faux en écriture, article 441-1 du Code pénal.
- Quelles sont les trois voies pour un stage post-diplôme ?
- 1) PMSMP via France Travail si vous êtes inscrit (gratuit, 1 mois maximum, 2 sur dérogation). 2) Mission Locale si vous avez 16-25 ans non inscrit France Travail (gratuit). 3) Organisme de formation tiers enregistré (NDA en France, UKPRN au Royaume-Uni) pour les autres profils, avec un programme pédagogique structuré (payant, 250-500 €).
- Quelle est la durée maximale d'un stage post-diplôme ?
- Six mois dans la même entreprise sur une même année (article L124-5 du Code de l'éducation), comme pour n'importe quel stage. Au-delà, l'entreprise doit vous proposer un contrat de travail (CDD, CDI). Cette règle protège contre l'enchaînement de stages comme substitut à un emploi salarié.
- Le stage post-diplôme donne-t-il droit à la gratification ?
- Oui, dans les mêmes conditions que tout stage : 4,50 €/h en 2026 dès la 309e heure de présence effective dans la même entreprise. Aucune dérogation pour les diplômés. Une PMSMP, en revanche, ne donne pas droit à gratification (vous conservez vos allocations France Travail).
- Faire un stage post-diplôme nuit-il à mes recherches d'emploi ?
- Au contraire, souvent. Un stage ciblé post-diplôme (3 à 6 mois) permet de prouver une compétence opérationnelle dans un secteur précis, particulièrement utile en reconversion ou pour un premier emploi dans un domaine différent du diplôme. La condition : une mission formatrice et un cadre pédagogique réel — pas un stage déguisé en emploi.
Sources officielles utiles
- Service-Public — Stage d'un étudiant en milieu professionnel ↗
- Entreprendre Service-Public — Obligations de l'employeur (stagiaire) ↗
- Entreprendre Service-Public — Gratification minimale du stagiaire ↗
- Légifrance — Code de l'éducation, art. L124-1 et suivants ↗
- France Travail — Reconversion professionnelle ↗